chapitre un - les sirènes du tunnel
 
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descendre et des cendres / libre

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Jeu 31 Aoû - 19:33

me perdre et me perdre encore
il n'y a qu'ainsi que je me repère

Le ciel semble vouloir lui tomber sur la tête. Jusqu'à l'écraser, l'aplatir sur le sol, le faire redevenir poussière, comme tout le reste ici. Ce ciel, qui semble vouloir l'impressionner, le soumettre. Mais il n'en a pas besoin. Personne n'a besoin de soumettre Ezio ; il ne fait de l'ombre à personne, après tout.
Il est l'ombre.
Le mâle est dressé. Il ne semble pas inquiet, ni intéressé, encore moins perturbé. Comme si c'était normal. Mais c'est quoi, la normalité ? Ses pupilles noires et fines se promènent sur le décor uni. Et désuni à la fois. Les cendres se soulèvent comme des nuages vivants. Ça forme des ponts et des rochers qui n'existent pas. Ça forme des silhouettes qui s'effacent, comme dans une mémoire. Ça forme des bouches géantes prêtes à vous avaler, ou des bras accueillant qui veulent vous serrer. Pour mieux vous étrangler.
Ezio a repris la marche. Il ne passe pas près des soulèvements du sol, qui semble l'appeler, encore et encore. Il ne lui accorde pas même un regard. Eziochstone fixe l'horizon, gris, bas – étrangement bas, presque fondu avec le sol, là-bas au loin. Il rive ses yeux secs aux nuages oppressants, qui ramènent vers lui un air qui n'a pas de température. Comme si tout était vide, ici. Pas de chaleur ni même de froid. Pas de vie, juste rien.
Un léger sourire parcourt les lèvres de l'ombre. Il se sent chez lui.



et je t'ai essayé, comme on essaye un parfum : avec décontraction, naïveté, avec cette légèreté insouciante et désinvolte. je t'ai essayé et tu ne m'as pas plu, je n'avais pas d'autre choix que de te laisser là, avec les autres flacons.

and we're caught in the headlights

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Ambrose
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Sam 2 Sep - 14:17
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Et il est revenu dans ce désert monochrome. Est-ce qu'il a un sens, ce désert ? Est-ce qu'il est la métaphore de quelque chose ? Peut-être la métaphore de l'âme de tous ceux qui se sont échoués ici. Échoués, oui, il n'y a que ce mot-là qui aille. Envoyés ? Ça sonne comme quelque chose d'important, une mission. Ils sont bien loin d'être en mission. Ou alors celle de se supprimer eux-même du monde et éviter ce sale boulot aux autres. L'optimisme est bien plus lourd que la cendre et n'en n'émerge jamais, il est là, enfoui à six pieds sous terre, inaccessible. Proche (parce qu'on pourrait le trouver, mais pas Ambrose, c'est au-dessus de ses capacités psychologiques), mais totalement verrouillé.

Pas d'optimisme mais un instinct de survie. Dans le fond, il n'a pas envie de mourir. Enfin pas de crever. Mourir, oui, mais pas crever. Et c'est ce qui va se passer s'il continue à rôder près du tunnel, à tenter de se blottir dans ses écharpes de ténèbres, si douces et pourtant repoussantes. Alors il rôde à la recherche. À la recherche de tout, de rien, de ce qui se trouvera sur son chemin. Parce que c'est impossible d'avoir un but, dans la Zone. Personne n'a probablement envie de construire quelque chose ici. Juste y déambuler et vainement essayer de se fabriquer une paix intérieure artificielle. Ça rejoint la question de l'optimisme, au final.

Y a cette silhouette aussi sombre que lui, là-bas. Elle marche comme lui, avec des pas incertains, papillonnants, prêts à changer de direction et de but selon la brise. Et le vent porte Rosie vers cette silhouette. Encore un autre. Il ne reconnaît ni l'or pompeux d'Hamilton, ni le gris frigide de Requiem. C'est un autre fou. Ses contours semblent osciller avec les cendres. C'est si désert qu'on peut voir de très loin, et la silhouette semble superficielle ici, comme si elle était juste posée sur le décor, prête à disparaître. Il ne se presse pas car le temps ici est immobile et rien ne sert de vouloir l'accélérer ou le ralentir. Alors il marche, attendant que le vent le porte autre part. Mais non, c'est par là, c'est vers lui. Et puis il est à quelques dizaines de pas de lui, enfin, déjà.

– Solar ? le hèle-t-il.

Le son ici lui vient comme s'il l'air était ouaté et solide. À force, il comprend que ce mot qui nous vient quand on arrive est une sorte de marque de reconnaissance. Enfin un truc du genre. Y a des tarés différents ici. Y a ceux qui entendent Solar, comme lui, et ceux qui entendent Bliss, comme Requiem. Peut-être que lui a entendu quelque chose de différent. On verra bien, de toute manière.

Il ne vient pas trop près, il est pas du genre intrusif. Sur ce plan-là, du moins. Il peut l'être sur des choses plus dangereuses. Il le regarde, de ses yeux d'ombres et de haine structurelles, innées et incrustées dans son être.


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so when you ask to start a war that's over nothing, it's best to join the side that's gonna win. and no one's sure how all of this got started, but we're gonna make them goddamn certain how it's  gonna end. (⚡️) road to joy


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Sam 2 Sep - 19:13


on a beau tomber, il n'y a pas toujours de fond

Enfin, autre chose dans le décor. Quelque chose de vivant ; Ezio le sent comme il sentirait un air frais sur ses poils, comme il sentirait une odeur étrangère ou familière, parce que ce sens-là appartient à tous les autres. Parce qu'il a été suffisamment développé chez lui pour faire partie des six qui le font vivre, et non pas des cinq sens limités que nous possédons chacun à notre naissance. Détrompez-vous, parfois Ezio aimerait ne pas l'avoir. Ne pas le subir. Il laisse la silhouette venir vers lui, comme attirée par son ombre. Elle est ombre, elle aussi. Les cendres ne s'y accrochent pas, ne se confondent pas aux contours qui se font plus précis au fur et à mesure que la distance, subjective, s'amenuise. Elle se réduit, comme une mèche dévorée par le feu. Pourtant, personne n'a rien allumé. Sûrement pas Ezio, qui n'attire personne à lui volontairement. Sans doute vaut-il mieux éviter sa présence, c'est du moins ce qu'il considère.

Enfin, il est là. Inconnu. Facile, après tout, Ezio n'a pas rencontré grand monde. Ceux d'avant, il ne s'en souvient même plus – racontera-t-il au premier venu. Ceux d'avant n'existe pas, puisqu'il n'était rien. Son statut n'a pas changé, il n'est qu'une âme de plus venue s'échouer (oui, c'est le bon mot en effet) sur une plage déserte, éteinte de toute vie, inhospitalière et pourtant si chaleureuse pour Ezio. Ses yeux noirs, deux trous béants mais brillants de cette limace de vie, sont vissés à l'approche inconnue. Puis, une question. Un seul mot. Les oreilles de l'ombre oscillent. Qu'a-t-il dit ?
Solar. Il n'a jamais entendu ce mot. Et pourtant, il le connait. Il le reconnait. N'était-ce pas le nom que lui donnait la sirène, dans ses rêves et cauchemars ? N'était-ce pas ainsi que l'ange aux cornes le dénommait ? À force d'en rêver, d'en entendre les syllabes encore et encore, dans sa tête, il avait presque cru qu'il s'agissait là de son véritable nom. Solar. Ça ne lui irait pas. Lui qui est si ... nocturne, dans son être, dans sa chair. « Où as-tu entendu ça ? » demande-t-il d'une voix froide, frigide, celle d'une armoire en béton, d'un corps sans vie. Il veut savoir, forcément ça l'intrigue, parce qu'il ne voudrait pas que quelqu'un d'autre s'immisce dans sa tête. Personne d'autre que la sirène et l'ange avec des cornes. Deux êtres à deux visages. Solar. C'était comme un secret, comme une amulette précieuse. Et voilà que le premier venu le lui balance à la tête comme une.. Comme une évidence. Ça le frappe – à l'intérieur. Bien sûr. C'est une évidence. « Mais on m'appelle plus généralement Ezio. » rajoute-t-il, sans animosité mais sans chaleur non plus. Juste neutre, juste imposant, sans chercher à être au-dessus de qui que ce soit. Rappelez-vous, Ezio ne veut et ne peut faire d'ombre à personne.



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Ambrose
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Dim 3 Sep - 11:31
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Les deux ombres s'arrêtent, l'une en face de l'autre. L'une est grande, droite et impassible, l'autre est au contraire crade, émaciée, et des ondes de colère et de haine infectées comme une blessure non guérie s'en dégagent inéluctablement. Le regard de l'inconnu lui fait penser à un coffre verrouillé à double-tour : impossible à ouvrir, et rien ne s'en dégage. Il commence par lui poser une question. C'est une manie, ici, dis-donc. Comme quoi, les gens ont beau sembler carrément différents, en demeure qu'ils ont toujours besoin de réponses. Quand on ressent tel ou tel état, on y cherche toujours une cause, non pas que ça résolve cet état, mais au moins on se sent rassuré, on a l'impression de maîtriser. Donc apparemment, Ambrose est prédisposé à répondre aux questions des âmes perdues ? Comme s'il ne l'était pas lui aussi. Il lui offre son regard, mort, apathique. Une de ses plus sombres facettes.

– Dans mon cerveau, comme tout le monde ici. Le genre de réponse qui énerve ou qui rassure : aimer être normal ou détester ça. À voir. Ça dépend pourquoi, sûrement.

Lui aussi, il a entendu Solar. Étrangement, il se sent plus aligné avec cet inconnu qu'avec les deux autres qu'il a rencontré. Quelque chose qui le relie à lui. C'est Solar qui les relie, ça paraît évident. C'est étrange, ces ressentiments qui surgissent tout le temps, lui qui n'a jamais été capable de déchiffrer les codes sociaux, qui a toujours voué rancœur et rage au monde. L'attitude d'Ambrose devient légèrement plus amène, si c'est possible pour lui.

– Ambrose. Tu viens d'arriver, j'imagine.

Il n'avait jamais ressenti sa présence dans la Zone avant. Et puis le nouveau, Ezio, n'a pas l'air vraiment renseigné. Il n'a pas l'air perdu, mais pas renseigné non plus. Faudra bientôt qu'il reparte à la recherche, et ça lui dit que le nouveau a du chemin à faire avec lui. Ambrose commence à faire quelques pas vers là où sa route devait continuer, vers l'horizon luisant.

– Faut qu'je reprenne la route. Tu viens ou tu restes?

Rosie ne s'est jamais embêté avec toutes les fioritures des codes de politesse, et d'autant plus qu'ici et maintenant, mieux vaut être cash.


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Dim 3 Sep - 13:02
Comme tout le monde ici. Comme si c'était évident, comme si on le classait dans la case « tout le monde ». Au fond, il en fait partie, puisqu'ils en font tous partie. Ça ne déplait pas à Ezio, ça ne lui plait pas non plus. Il ne s'est jamais embêté à avoir de goûts, à choisir ce qu'il aimait ou n'aimait pas. C'est encore se classifier, pour lui, et une ombre n'appartient à une aucune classe, n'entre dans aucune case. Une ombre n'existe presque pas. Tu viens d'arriver, j'imagine. Il imagine bien, le Ambrose. Il faut dire que ce n'est pas très compliqué à deviner, pas besoin d'être médium. Bien qu'Ezio semble être protégé d'une paroi qui enferme tout près de lui et ne montre rien aux autres, il est aussi, contradictoirement, transparent comme un fantôme. Facile de deviner quand on ne cherche pas à cacher. Sa muraille n'a jamais été volontaire, jamais travaillée, jamais réfléchie. Il est comme ça, c'est tout. Au fond, Ezio n'est rien. Ambrose. Ça sonne comme le nom d'une fleur, pourtant l'inconnu semble déjà fané, mort, détruit. Ezio ne se symbolise pas aux noms. Ils ne veulent rien dire, généralement. Regardez, Eziochstone, qu'est-ce que ça signifie ? Rien. C'est pour ça qu'Ezio n'est rien.
Pendant tout ce temps, Ezio est resté silencieux. Comme une pierre, comme un mort-vivant. Seuls ses yeux d'un noir absolu suivent les gestes et le comportement de l'inconnu plus si inconnu à présent, de leur brillance noirâtre, voilés, éteints et allumés à la fois.


Tu viens ou tu restes ? Ezio esquisse l'ombre d'un sourire, ça ressemble à une grimace, ça se voit à peine, c'est fin et subtile. La route ? Quelle route ? Il n'y a pas de route ici, pas de chemin, juste la cendre, infinie. Juste le gris, terrassant. Mais pour se voir déprimé par un tel paysage, encore faudrait-il avoir un moral qui oscille, ce qui n'est pas le cas de l'ombre, qui se voit généralement toujours égal à lui-même. « Je viens. » décide-t-il, sans se poser de questions, parce que les questions ça tue, parce que ça enterre, parce que ça veut dire qu'on court après quelque chose : des réponses. Et Ezio ne court après rien, tout comme rien ne court après Ezio. Il se place aux côtés de l'étalon, ils se ressemblent en tout et en rien à la fois. L'ombre sent ce lien inexplicable et inexpliqué encore, comme s'il le connaissait, voire le reconnaissait. C'est étrange, à la fois intriguant et frustrant. Pourtant Ezio reste de marbre. Son pas est fluide et lourd, il est cadencé et lent. Tant de contradictions... « Longtemps que tu es là ? » qu'il lui demande, d'une voix directe lui aussi, ne s'encombrant pas des manières ou des formules de politesse, qu'il ne connait pas ou qu'il a oublié. Avant, ça n'existe pas. Tout recommence ici et maintenant.



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Ambrose
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Dim 3 Sep - 22:12
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Voir Ezio se placer à côté de lui, presque contre son épaule, le transperce d'une image qui l'électrise, au point de secouer son corps maigre et sale. Un flash aveuglant qui brûle sa rétine et cogne son cerveau. Une vision de ces deux ombres dans le désert, solides et puissants à deux, liés d'une corde invisible mais qu'il arrivait à voir. Jamais il n'a subi une manifestation d'une telle puissance depuis qu'il est ici. À force, il ne trouve même pas ça étonnant, juste étrange et très douloureux. Cette corde qu'il avait perçue, puisqu'elle était invisible, s'était accrochée à eux de force, et pourtant ils ne s'étaient pas débattus. Étrange. Et comme sa vision du tunnel s'est révélée réelle, et ce mot, Solar, qu'il était resté enfermé dans son crâne pendant des jours, est réel lui aussi, il ne peut que prendre cette vision au sérieux. Il ne dit rien, pourtant, se contente de maîtriser la douleur dans son corps, comme s'il avait vraiment été électrifié.

Il jette un coup d'oeil à Ezio, et est frappé par la façon dont il le voit désormais. Moins inconnu, comme une porte qui s'est formée dans un mur. Une porte qu'il ne reste qu'à ouvrir, mais comment. Enfin bref. Ils commencent donc à tracer leur chemin, si insignifiants dans ce désert si vaste qu'ils semblent immobiles.

– Je sais plus. J'ai l'impression, ouais.

Avec Requiem il pensait savoir, mais c'est totalement faux. Plus de notion du temps, pas de nuit, pas de jour, pas de sommeil, rien rien rien que du néant. Et leur marche est néant. Sans but, il ne font qu'errer, et lui fait croire qu'il en a un, parce qu'il est un bon menteur et qu'il n'a rien d'autre à foutre. De toute façon, puisque tout mène à rien, il ne se fera pas démasquer. Ça se trouve ils trouveront quelque chose.

Il se le dit ça pendant des heures aux côtés d'Ezio, n'espérant pas trop non plus. De l'eau. Il lui faudrait de l'eau. Avec Requiem il avait trouvé quelques touffes d'herbe, et comme les plantes poussent grâce à de l'eau (à moins que ce soit des plantes illogiques), il y en a forcément par ici. Forcément. Disons qu'il a une sorte de but, maintenant,
avec sa gorge sèche, ses muscles qui fourmillent et qui faiblissent sans cesse, ses maux de tête, ses vertiges et toute cette merde. Frais. Quoi? Frais. Le sol. Le sol est frais à cet endroit. Juste ici. Pas ailleurs. Ambrose s'arrête. Qu'est-ce qu'il y a, en dessous? De la roche? Non chauffée par le soleil, elle est froide. Il commence à creuser. La cendre se rafraîchit. La cendre s'humidifie. De l'eau.

– De l'eau !

Animé par la soif, il creuse encore, plus fort et plus vite, et l'eau finit par inonder son trou. Partagé entre l'incrédulité et la hâte, il plonge ses lèvres dans cette fraîcheur si douce et bienfaitrice, un miracle, le seul qui lui soit arrivé. Et l'eau, soin divin, se diffuse dans sa gorge, dans son corps comme une potion magique, une potion de vie.


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Dim 3 Sep - 22:12
Le membre 'Ambrose' a effectué l'action suivante : DÉS


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